« Arrêtez de regarder le marketing de contenu du même œil que votre campagne TV annuelle »

Thursday, November 21, 2019

Il y a un an, Intracto – devenu depuis à peu près le plus grand groupe de communication dans notre pays – a repris Snackbytes. Un acteur du contenu est tombé aux mains d’un grand groupe. Comment vont les choses pour cette agence, un an plus tard ? Nous l’avons demandé à son CEO, Sam Berteloot.

Il y a à peu près un an, vous avez intégré Intracto. Pourquoi ?

Trois motifs étaient à la base de cette manœuvre. Primo, nous avions connu une croissance rapide, ce qui fait que je me voyais obligé de beaucoup me focaliser sur ce qui se passe davantage en coulisses, comme les RH et la finance.

Secundo, il y avait de plus en plus de demandes de clients portant sur des livrables supplémentaires dans lesquels nous n’étions pas spécialisés, comme les sites de campagne. Comme ce n’était pas notre domaine de prédilection, nous temporisions. Tertio, nous avons aussi vu un marché qui était en train de changer, avec un tas de consolidations et l’arrivée de nouveaux acteurs comme Accenture. Nous cherchions à renforcer notre position.

C’est ce qui nous a mené à Pieter Janssens d’Intracto. Dès notre première visite, nous avons été impressionnés par l’approche professionnelle et la vision. Ajoutez à cela l’ambition de croissance et le fait que Pieter était à la recherche d’entités pouvant vraiment venir renforcer son organisation et les pièces du puzzle se sont joliment mises en place.

À nos yeux, il était toutefois important que pour nous – Steven Van Belleghem, Peter Hinssen et moi-même – il ne s’agisse pas d’un ‘exit’. Tant en tant qu’entreprise qu’à titre personnel, nous nous sommes inscrits dans le projet Intracto avec beaucoup d’enthousiasme.

Qu’est-ce qui a changé pour Snackbytes suite à la reprise ?

Beaucoup d’opportunités nous sont proposées via les clients d’Intracto, avec un impact clair sur notre chiffre d’affaires. J’estime qu’aujourd’hui, quelque 15 % du chiffre d’affaires de Snackbytes nous vient via Intracto Group.

En fait, les grandes promesses inhérentes à une telle collaboration ont toutes aussi été tenues. Nous avons pu conserver notre caractère propre, nous sommes toujours installés à Anvers…

Après un temps d’adaptation, nous avons aussi immédiatement constaté une croissance. Cela se reflète également dans le fait qu’entre-temps, notre équipe compte 26 membres. Au temps de la reprise, nous étions 20.

Êtes-vous toujours focalisés sur les médias sociaux ?

Notre focus est exactement le même qu’il y a un an : Snackbytes se consacre à la création de contenu. Cela représente grosso modo 90 % de notre boulot. Les contenus sont principalement diffusés via les médias sociaux, mais ils peuvent aussi être exploités pour le site Web, la newsletter, voire le stand de foire de notre client. Dans 95 % des cas, nous nous occupons d’ailleurs nous-mêmes de la distribution.

Comment voyez-vous évoluer les médias sociaux ?

J’ai l’impression que les PME réalisent plus rapidement qu’elles doivent miser dessus. Pour les grandes marques, c’est comme des cases à cocher : elles sont satisfaites quand elles le font, mais continuent néanmoins à se focaliser surtout sur les campagnes, là où nous plaidons pour une présence permanente, laissant bien sûr la latitude – en plus – pour, de temps à autre, mener des campagnes.

Lié à cela, il y a hélas encore un manque de budget média. Les marques créent du contenu, mais elles allouent leurs budgets média aux canaux et campagnes traditionnels. Il va de soi qu’on risque ainsi de jeter le bébé avec l’eau du bain. Des clients nous disent souvent : « Nous l’avons testé, mais nous pensons que ça ne marchera pas pour nous », … tandis qu’ils ont évidemment investi trop peu de budget.

Comment voyez-vous évoluer le marché du marketing de contenu ?

Ben, nous regardons surtout notre propre travail et notre propre approche. Ce qui me frappe, par contre, c’est la confusion qui règne autour du terme ‘content marketing’. Souvent, il s’agit tout simplement de campagnes de marketing numérique ;  il n’est pas vraiment question de beaucoup de contenu.

Pour nous, le marketing de contenu c’est aussi oser. Il ne faut pas voir le marketing de contenu comme une campagne TV et veiller à ce que tout soit vérifié à 30 reprises. En tant que marketeur, vous avez besoin d’un nouvel état d’esprit pour plutôt procéder par essais et erreurs. Car chaque jour, de nouveaux contenus doivent être prêts ; vous n’avez pas le temps de trop vous y attarder.

Et tout cela fait partie d’un écosystème plus large. De nos jours, un contenu inspirant est souvent le début de quelque chose de beau. Un intérêt qui est témoigné et avec lequel on peut faire quelque chose de très intéressant, par exemple via le ‘marketing automation’.

Plus d’infos sur Snackbytes via www.snackbytes.be

 

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