Le livre de… Jeroen Van Haele

Tuesday, June 30, 2020

De nombreux ouvrages sont les dépositoires d’une sagesse et de prédictions d’avenir qui, pour l’essentiel, sont de nature technique : stratégie, positionnement, modes de contenu. Il est rare de voir l’homme au centre de ces préoccupations : l’homme et ses émotions, et son imagination. Tandis que la création de contenu part des sentiments et de l’imagination d’humains, dans le but de toucher d’autres hommes et femmes. Voilà justement pourquoi Funky Business des Suédois Jonas Ridderstråle et Kjell Nordström est le livre préféré de Jeroen Van Haele, le CEO de Hotel Hungaria.

De quoi le livre parle-t-il ?

Le titre lui confère un brin d’humour, mais témoigne aussi d’une vision originale et toujours contemporaine. La plupart des livres sur le management racontent aux gens ce qu’ils doivent penser, tandis qu’avec ce livre, les auteurs veulent inciter les gens à penser pour eux-mêmes.

Globalement, il s’agit du flux de changements incessants et du fait que nous sommes condamnés à opérer des choix en toute liberté. Cela devient plus concret là où les auteurs traitent de la société qui se restructure sans cesse, de la suffisance du monde des affaires qui cède le pas à l’incertitude dans les entreprises, et de la façon dont, dans ce maelström de changement, les gens partent à la recherche d’intelligence, de sens, de développement, d’aptitudes, de compréhension et d’idées.

Notez que le livre a été écrit en l’an 2000. Quand je vois quels types de prise de conscience une pandémie comme celle du corona suscite aujourd’hui autour de valeurs et d’aspirations,   je me dis que Ridderstråle et Nordström étaient proches de la vérité. De nos jours, les appels en faveur d’un capitalisme d’entrepreneurs axé sur l’humain, versus le capitalisme d’actionnaires, se font toujours plus pressants. C’est alors que me revient le sous-titre de Funky Business : le talent fait danser le capital…

Vous pourriez alors penser que c’est un livre pesant, mais dès la première phrase il s’agit d’un appel délicieusement positif à la confiance en soi et à la foi en les possibilités. C’est un livre précieux qui inspire les gens – et donc aussi les entreprises qu’ils lancent où pour lesquelles ils travaillent – à être pertinents, et non purement efficaces. Dans son essence la plus profonde, c’est un livre qui appelle à l’auto-réalisation.

Que signifie ce livre pour vous ?

Pour certains, le changement et les libres choix paraissent menaçants, pour d’autres c’est de l’oxygène. Le livre a mis à nu ce qu’inconsciemment je croyais déjà, sans être suffisamment intelligent ou mature pour l’exprimer clairement, à savoir que j’ai moi-même besoin de cet oxygène en guise de constante. Le libre choix pour le changement n’est ni plus ni moins qu’une évolution, parfois empreinte de succès, parfois d’adversité, à son tour source d’apprentissage.

Personnellement, j’estime qu’il est important d’évoluer, de devenir un homme plus riche intérieurement, d’apprendre des autres. Cette philosophie demande un haut degré d’introspection, d’honnêteté envers soi-même. J’honore néanmoins cette philosophie ; mieux encore, je m’entoure de préférence de gens qui, eux aussi, portent un regard franc sur eux-mêmes comme sur le monde et qui veulent évoluer, et donc qui s’auto-réalisent.  La quête de telles gens est essentielle pour notre entreprise. Ce sont ces collaborateurs qui, passionnés et empreints d’expertise stratégique, enthousiasment nos clients, suscitent la confiance par leur simplicité et, finalement, créent chaque jour des contenus originaux.

Qu’est-ce qu’il a changé ?

Pour moi, dans un premier temps ça a été l’amorce du livre ‘U bent verantwoordelijk’ (Vous êtes responsable, ndlr.), que j’ai coécrit avec Jan Adins. L’ouvrage traite de l’auto-réalisation en tant qu’individu et de la façon dont cela se transpose dans un contexte économique d’entreprise pertinent. Dans les deux livres, l’humain entreprenant est considéré comme un humain entier, le travail formant une partie intégrante de sa vie, à l’image des loisirs, de la famille et des amis, qui font également partie du tout.

Le travail ne figure dès lors pas au dictionnaire de l’humain qui s’auto-réalise, car celui-ci ne le considère pas comme un mal nécessaire, conçu uniquement pour gagner de l’argent. Au contraire, il constitue une partie intégrante de qui il est : un être conscient qui se place dans le monde avec authenticité et sincérité et veut apporter une contribution positive.

J’en reviens alors à marteler à quel point de telles gens sont essentiels dans le métier que nous exerçons : ce métier qui consiste à ressentir une marque au plus profond de son essence, à toucher le consommateur au travers d’un storytelling puissant et, finalement, à forger une connexion émotionnelle durable entre le consommateur et la marque. En sachant que nous vivons dans un monde qui change, où le consommateur opte librement pour une marque et ne se laisse plus imposer quelque chose. Donc, oui, le changement et le libre choix…

Votre citation favorite tirée du livre ?

« L’avenir est à ceux qui saisissent leur chance de façonner l’avenir. »

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