Les organisateurs #CMFF Bert et AJ au sujet de Cleveland

Thursday, November 8, 2018

Ils font quasiment partie des meubles à Cleveland : Bert van Loon et Albert-Jan Huisman. Cette année encore, les organisateurs de #CMFF étaient de la partie et ils sont fichtrement bien placés, bien sûr, pour comparer. Voici leurs impressions.

 

Quelle était votre impression générale ?

 

AJH : Quand, en 2011, j’ai parlé pour la première fois à Content Marketing World, c’était dans un hôtel où étaient réunis 600 participants. Cette année, ils étaient plus de 4.000, issus de dizaines de pays. Il est clair qu’en peu de temps, ce congrès est sorti de ses gonds.

 

BvL : Il faut encore ajouter à cela que pendant deux ans le nombre de participants est resté stable. Chaque fois, près de la moitié d’entre eux sont d’ailleurs des nouveaux-venus au congrès. C’est tout de même étonnant.

 

Lors d’un tel congrès, nous nous demandons parfois ‘what’s new?’. Cependant, il existe donc chaque jours des gens qui prennent le marketing de contenu au sérieux et qui sautent sur ce train.

 

AJH : Peut-être est-ce bien là la leçon principale pour les marketeurs de contenu : constamment se demander si leurs clients se trouvent bien dans la même ‘phase de voyage’. Cela reste un métier en pleine croissance, mais pour certains c’est un domaine totalement inexploré. Nous devons en tenir compte. Nous devons faire attention à ne pas nous installer dans une bulle.

 

Quelles tendances avez-vous relevées ?

 

BvL : La définition du marketing de contenu est une quête sans fin. Justement parce que les frontières avec d’autres disciplines s’effacent. Il est sans doute plus facile de dire ce que le marketing de contenu n’est pas. Tant qu’on met en place une communication orientée client pour construire des audiences, on sera en tout cas dans le bon.

 

AJH : Par ailleurs, il y a l’attention renouvelée pour la créativité. Andrew Davis a parlé de la ‘race to the bottom’ avec du ‘snackable content’. La solution à ce problème est de créer un arc de tension. Dans ce contexte, la créativité revêt une importance élémentaire. Poursuivant dans cette voie, j’aimerais pointer la distribution. On oublie de mener les bonnes choses à bon port.

 

Enfin, il y a la technologie et l’intelligence artificielle. À ce niveau, il nous reste un tas de questions : qu’est-ce que c’est ? Quels renseignements peut-on en extraire ?  L’exploite-t-on du côté création ou distribution ?

 

Y a-t-il une anecdote qui vous est restée ?

 

AJH : Comme le veut la tradition, nous avons organisé notre propre masterclass, juste avant le congrès, entre autres avec Robert Rose, Andy Crestodina et John Hall. Robert y a pour la première fois présenté sa courbe Smile, avec laquelle il démontre que c’est à travers la stratégie et la mesure qu’on fait la différence en tant qu’agence – et non par sa créativité –. Je ne suis pas tout à fait d’accord, mais ça a bel et bien donné à réfléchir.

 

BvL : J’ai beaucoup aimé qu’à ce moment-là Andy et John ont pris des photos de la présentation. Cela signifie qu’ils apprennent toujours. En tant qu’expert, il faut continuer à s’ouvrir à l’apprentissage.

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