Des influenceurs au B2B: les enseignements surprenants des BOCA

15 décembre 2024

Tant de prix, tant d’avis… Nous avons demandé au président de jury Jasper van Zandbeek (Zandbeek) et à son bras droit Bert van Loon (CMFF) comment ils évaluent cette édition des BOCA.

Quel a été le niveau de cette édition des BOCA ?

Jasper van Zandbeek : « L’an dernier, j’ai fait l’impasse, mais ça fait des années que je suis impliqué dans les BOCA. Je dois dire que je suis franchement positif quant à l’évolution de la profession en Belgique. Le travail a été d’un niveau remarquablement plus élevé que les dernières années. Je n’ai pas été le seul à en faire l’expérience ; d’autres jurés se sont exprimés dans ce sens. »

« On constate clairement que la concurrence s’est accrue. Au niveau des inscriptions, on a pu voir que beaucoup d’agences différentes ont soumis un tas de dossiers différents. Le feu a pris. Avant, une poignée d’agences dominaient les débats ; aujourd’hui, l’ensemble est beaucoup plus compétitif. Les pionniers ont mis le feu aux poudres de la concurrence. »

Bert van Loon : « Le contenu est devenu un instrument. C’est un atout, un outil pour un grand nombre de silos différents dans le métier de la communication. Le contenu pourrait bien être la clé qui permet de faire sauter les verrous de ces silos. »

Quel regard portez-vous sur le processus d’évaluation ?

Jasper van Zandbeek : « Nous avons jugé tous les cases en ligne. Cela nous a permis d’identifier une série de nominés, qui, pendant toute une journée, ont présenté leur dossier en direct au jury. Du coup, nous n’avons en fait pu commencer notre évaluation qu’en toute fin d’après-midi. »

Bert van Loon : « Du fait que les Craftmanship Awards entraient dans le giron du jury unifié, nous avons jugé tant sur le ‘métier’ que sur l’ensemble du case. »

Jasper van Zandbeek : « Certains cases étaient fort joliment conçus, mais ne répondaient pas aux critères. Il s’agissait parfois de concepts publicitaires, voire de concepts de RP. La question ‘Qu’est-ce que le content marketing ?’ a encore émergé. Nous conseillons donc aux participants d’indiquer clairement à l’avenir quel a été l’impact du contenu dans le case qu’ils présentent. »

« Ce qui m’a par contre manqué, c’est une idée claire du budget. On sait alors combien ils ont pu en tirer. C’est ainsi que l’on rend le plus justice aux efforts consentis. »

Quelque chose vous a-t-il frappé dans les catégories ?

Bert van Loon : « On a soumis peu de créations B2B. Je vois la même tendance dans d’autres pays, mais je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi on produirait moins de travail mémorable en B2B qu’en B2C. Ensuite, un grand nombre de cases ont fait appel à des influenceurs. Il s’avère que c’est un maillon indispensable, surtout pour le contact avec des publics plus jeunes. Le B2E est également revenu fréquemment. Cela n’est pas illogique dans un marché du travail concurrentiel, tant au niveau du recrutement que de la rétention de talents. Ce qui m’a par contre frappé dans cette catégorie, c’est que les choix de création étaient davantage axés sur l’émetteur que sur le récepteur. On avait le sentiment que la réflexion partait encore souvent d’une entreprise qui voulait raconter quelque chose et moins de ce que souhaitait entendre le destinataire. »

Jasper van Zandbeek : « L’influencer marketing a tout de même encore une marge de progression en termes d’originalité. On voit toujours revenir les 6 à 8 mêmes influenceurs. J’ai l’impression qu’à l’heure actuelle, on prend uniquement en considération l’audience. Même s’il y avait aussi quelques cases qui ont vraiment considéré davantage l’authenticité, à l’image du case Accountants van Morgen de RCA. »

Envie de vous lancer dans l’influencer marketing ?

Quels sont les cases qui sont sortis du lot ?

Jasper van Zandbeek : « La collaboration entre De Mol et Verisure a frappé les esprits : du contenu in-script dans une série télévisée. Même si ça n’a rien de nouveau ; cela se faisait déjà dans Goede Tijden Slechte Tijden, il y a des années. Ce qui est cependant intéressant, c’est que cette fois on y a associé de la publicité. Il y avait un spot au début du programme. Voilà enfin de la communication intégrée. »

« L’exemple type d’un content marketing contemporain nous a été livré par ‘De wereld in het Kleijn’ d’Albert Heijn. Aux Pays-Bas, la marque est très appréciée, mais elle y est aussi bien établie. Chez nos voisins bataves, on ne se risquerait pas à lancer un soap, et encore moins ce soap-là. Il faut avoir des  tripes. Et un gros budget. »

Bert van Loon : « Ils ont réussi, en Belgique, à passer d’une marque étrangère à une marque reconnue. C’est un exploit. »

Jasper van Zandbeek : « Il ne s’agit pas du tout d’une campagne publicitaire, même si sa promotion est brillamment réalisée. C’est inspirant précisément parce qu’ils se tiennent loin du spot retail classique mettant en scène une famille heureuse. Ils ont réussi à toucher les masses avec du contenu. »

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Happiness surnage aux BOCA

Des 33 awards décernés par le jury des BOCA, 6 – dont un Gold – sont allés à Happiness Brussels. Aucune agence n’a fait mieux cette année, faisant dès lors de Happiness la fière détentrice du titre de ‘BOCA Agency of the Year 2024’.

Comme l’an dernier, le jury des Best of Content Awards à attribué quatre récompenses en or au travail de content marketing abattu durant l’année écoulée en Belgique. Avec at the table, Fantastic, Happiness Brussels et Hotel Bonko,  ce sont quatre agences différentes qui se sont vu décerner ces Gold Awards.

  • at the table – Shit! Opgelicht (SPF Économie) : Best Content Award Non-Profit
  • Fantastic (62Miles) – Lidl Stories (Lidl) : Best Content Award B2E
  • Happiness Brussels – De Wereld in het Kleijn (Albert Heijn) : Best Content Award B2C
  • Hotel Bonka – De Weetstraat (VOKA) : Best Content Award B2B

‘De Wereld in het Kleijn’ a été l’une des campagnes les plus primées lors de la cérémonie de remise. Avec ce case, Happiness Brussels et Albert Heijn ont en effet également remporté deux Craftsmanship Awards (Best Blog/Content Platform et Best Video Stand-alone/Series).

Visionnez le case movie

Happiness goinfre de service

Comme Happiness a par ailleurs également fait un carton avec les campagnes ‘The Road’ (OVK/Streamz), ‘The Ad Break-in’ (Verisure) et ‘The Legend of Quick’ (Quick), la récolte s’est finalement élevée à 6 awards. À cela est automatiquement encore venu s’ajouter le titre Grand Prix de BOCA Agency of the Year.

Les autres agences gourmandes aux BOCA 2024 ont été HeadOffice (4 awards – dont 3 pour Nondegin de la Brasserie Haacht), Hotel Bonka (4 awards), com&co (3 awards) et OnlyHumans (3 awards). Fantastic, Lucy et The Fat Lady sont montés sur le podium pour récolter 2 awards chacune, tandis qu’AKQA, at the table, Het Geluidshuis, Het Peloton, Mutant, RCA et The Other Agency ont pu brandir 1 trophée.

Découvrez tous les lauréats et leurs case movies

Découvrez ce que le jury a dit au sujet des BOCA 2024

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BOCA : le dénouement est proche

1 décembre 2024

La cérémonie des BOCA arrive à grands pas. Le 4 décembre, tous les content marketers seront attendus à Bruges. Nous passons en revue le programme.

Le 4 décembre, c’est le jour J. C’est alors que seront remis les Best of Content Awards, en abrégé les BOCA. Et ce, au cours d’une soirée où les meilleurs cases belges seront également plébiscités dans toute une série d’autres disciplines.

Le programme

La soirée de fête débutera dès 16h30 avec la remise des BOCA, mais aussi des BOA et des BORA (récompensant, respectivement, les meilleures initiatives dans les domaines de l’activation et de la réputation). Les invités seront les bienvenus au BMCC (Beurs-, Meeting- en Congrescentrum) à Bruges, dès 16 h.

Ensuite, la fête commencera vraiment – surtout, bien sûr, pour ceux qui n’auront pas encore décroché de BOCA. Une réception sera suivie d’un cocktail dînatoire et d’une cérémonie de remise, au cours de laquelle, outre les BEA (Best of Event Awards), des BOCA, BOA et BORA spéciaux seront décernés. Après cela, l’ambiance de fête battra son plein !

Les shortlists

Si vous souhaitez passer en revue les nominés, vous pouvez consulter notre article sur les shortlists.

Il n’est malheureusement plus possible de s’inscrire pour la soirée.

Plus d’infos

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Le Voice Search dans le SEO: quel est l’impact de la voix sur le comportement de recherche et la visibilité en 2025 ?

Jeroen Goetschalckx, Digital Specialist chez OnlyHumans, nous fait part de son point de vue sur trois tendances impactantes dans le domaine du SEO. Avec, dans le troisième volet de l’analyse : la recherche vocale.

En soi, le ‘voice search’ n’est pas une innovation nouvelle, mais sous l’impulsion d’une série de développements technologiques récents (lire : l’IA) elle a retrouvé un nouveau souffle. « Comme d’habitude, l’Europe est quelque peu à la traîne par rapport aux États-Unis », dit Jeroen à ce sujet. « Ce n’est d’ailleurs pas illogique, car contrairement au marché américain anglophone – le marché test, qui plus est – le marché européen est très complexe d’un point de vue démographique et culturel, et donc moins mature. »

Jeroen Goetschalckx

Digital Specialist chez OnlyHumans

Avec des contenus optimisés, répondre à l’expérience de recherche conversationnelle

L’expérience de recherche conversationnelle changée, déjà abordée dans le volet sur l’IA, compte de manière prééminente dans le cadre de la recherche vocale. « Qu’on introduise une recherche verbale sur ChatGPT, qu’on pose une question à une enceinte intelligente avec assistant vocal comme Alexa ou qu’on utilise tout simplement la recherche vocale Google, le fait est que de telles recherches sont plus longues et plus souvent formulées en phrases complètes. Il faut en tenir compte lors de la création de contenu. »

Concrètement : optez pour le langage naturel, servez-vous de formulaires de questions et de formats comme les FAQ et les Q&A et tenez compte de facteurs contextuels et des intentions de recherche.  « Nous devrons partir à la recherche du bon mélange de langue écrite et parlée, pour déboucher sur un contenu qui corresponde joliment à la requête de recherche. Simplement espérer que les moteurs de recherche disposent de suffisamment de connaissances sémantiques pour effectuer eux-mêmes cette transposition n’est pas la solution. »

En marge de ceci, Jeroen ajoute volontiers une note technique. « Pour augmenter votre visibilité dans les résultats de recherche, vous pouvez ajouter des données structurées à votre contenu : des petits bouts de code supplémentaires qui aident les moteurs de recherche à comprendre de quoi traitent réellement vos publications. »

L’IA comme outil de lecture à voix haute

L’intelligence artificielle amène des changements dans le paysage des moteurs  de recherche et des requêtes, mais elle peut également être utilisée pour réorienter le contenu sur ces nouvelles bases. C’est surtout le cas pour les contenus qui sont lus à voix haute plutôt que d’être lus – les ‘verbal search results’, soit des résultats de recherches parlés qui suivent ou non une requête de recherche enregistrée. « Quand on demande à un logiciel d’IA d’appliquer un ton naturel et informatif à un texte écrit existant, il s’exprimera sans doute mieux via une enceinte intelligente. »

C’est précisément là que se situe encore la plus grande marge de profit, indique Jeroen pour terminer. « En termes d’intonation, les smart speakers sont encore loin d’atteindre le niveau de l’Homme, tandis que les bons accents et les nuances appropriées sont essentiels pour bien faire passer un message. » Ҫa aussi, les content marketers le savent mieux que quiconque.

Curieux de connaître le point de vue de Jeroen sur deux autres grandes tendances dans le domaine du SEO, à savoir l’IA et les médias sociaux ? < Tendances optimisation de la recherche intro

Optimisation de la recherche en 2025 : comment envisage-t-on l’avenir du Search chez Google ?

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Les meilleurs moyens de générer des leads en B2B

Générer des leads en B2B ? Pas évident… Nous vous proposons sept techniques marketing, chacune assortie de meilleures pratiques. Et attention : il y a parmi elles des options surprenantes.

Dans cet article, nous nous penchons de plus près sur les canaux ou techniques marketing ci-dessous pour générer des leads dans un contexte B2B, assortis à chaque fois des insights les plus récents et d’une série de meilleures pratiques.

  • Webinar
  • Blog
  • YouTube
  • LinkedIn
  • Newsletter
  • Whitepaper
  • Podcast

Tuyau : ces canaux pouvant se renforcer mutuellement, il est recommandé d’élaborer un plan abordant plusieurs canaux.

Webinar

Pourquoi générer des leads via des webinars ?

Selon une étude du bureau de marketing Outgrow, 73 % des marketeurs actifs dans le B2B citent les webinars comme le meilleur moyen de générer des leads qualitatifs. Il est vrai qu’un webinar combine plusieurs principes du content marketing et conditions pour transformer des prospects en leads, puis en clients (fidèles).

En bref : via un webinar, dans un contexte interactif et engageant, vous offrez aux gens un contenu de grande valeur positionnant votre marque comme une autorité dans son secteur d’activités. Cela se fait souvent en échange de coordonnées, qui ouvrent des portes dans l’entonnoir marketing.

Contrairement aux événements physiques, les webinars ne sont pas spécifiques à un lieu. Du coup, ils sont efficaces pour un client potentiel, tant en termes de coût que de temps. Leur enregistrement peut supprimer l’élément temporel, mais aussi l’aspect interactif. Les enregistrements restent certainement intéressants en tant que service supplémentaire pour les participants ou les absents éventuels.

Comment générer des leads via des webinars ?

Qui souhaitez-vous interpeller avec le webinar et à travers quel sujet ? Ce sont les deux questions les plus importantes pour qui prépare un webinar. Votre objectif ? Avec le contenu du webinar, offrir une plus-value au public cible spécifique.

La première chose à faire est d’amener suffisamment de personnes à participer au webinar. Pour l’annoncer, vous pouvez faire appel à différents autres canaux, tels qu’un blogpost, une communication dans la newsletter ou une mention dans un podcast. Il est possible de susciter l’intérêt des gens pour le webinaire prévu en couplant certains incentives à une participation ou, au moins, en présentant brièvement le sujet.

Au niveau du contenu, il convient de trouver un bon équilibre entre la pertinence et les messages commerciaux, même si, dans l’idéal, cela se fond évidemment en un tout. Partir de problèmes ou défis connus du public cible et formuler ensuite une solution appropriée par le biais d’un service offert, contribue indubitablement à attiser l’intérêt des gens.

Certains graphiques, modèles, documents, vidéos ou autres ont-ils passé la revue lors du webinar ? Alors, par la suite, mettez ces ressources à la disposition des participants, éventuellement en combinaison avec l’enregistrement. Du coup, vous aurez une bonne raison pour envoyer un premier mail et rester en contact.

Blog

Pourquoi générer des leads via des blogposts ?

Les sites Web dotés d’un blog génèrent 67 % de leads en plus ; le blogging permet d’augmenter de 434 % le nombre de pages indexées et d’accroître la visibilité dans les moteurs de recherche ; 76 % des marketeurs ont une grande estime pour les articles de blog lorsqu’il s’agit d’obtenir des leads effectifs ; … Ce ne sont que quelques-unes des statistiques rapportées par Masterblogging sur la base d’études récentes.

Un blog est un outil polyvalent au sein d’une approche de content marketing. Les blogs passent pour des hubs de contenu où l’on peut collecter toutes sortes d’éléments. Qu’il s’agisse d’articles sur les tendances actuelles dans le secteur, de guides pratiques sur vos produits, ou encore de pages de destination avec un whitepaper téléchargeable et des annonces de webinars ou d’autres événements. Des éléments que vous pouvez également partager via d’autres canaux.

Un blog est ainsi un crochet auquel on suspend un périple à travers l’entonnoir marketing. En ajoutant les bons call-to-actions (CTA) aux blogposts, le passage de l’intérêt suscité à la conversion effective peut même se faire en toute douceur.

Comment générer des leads via des blogposts ?

Le sujet exact du contenu que vous créez et le public auquel vous le destinez sont logiquement des éléments cruciaux à prendre en compte dans le cas de blogposts. Connaissez à fond votre public cible et approvisionnez-le de contenus de valeur qui l’incitent à passer à l’action.

Que cette action souhaitée soit l’achat d’un produit, la lecture d’un autre article ou l’inscription à une newsletter, veillez toujours à inclure un CTA textuellement et visuellement clair et attrayant.

Vos articles contiennent-ils les bons mots-clés ? Afin de maximiser l’audience organique de votre blog, le SEO (search engine optimisation) est un must. Attention de ne pas pécher dans l’autre sens : veillez à ce que les optimisations ne compromettent pas la qualité de vos textes. Les personnes qui sont appâtées vers votre site, mais qui décrochent aussitôt ne peuvent pas être considérées comme des leads.

YouTube

Pourquoi générer des leads via YouTube ?

YouTube est de loin la plateforme de blogs vidéo la plus populaire. En outre, le canal de média social est le deuxième moteur de recherche au monde après Google – même si TikTok ne le lâche pas d’une semelle.

Les gens considèrent YouTube comme bien plus qu’une source de divertissement. C’est une plateforme de connaissances, idéale pour consommer des contenus pratiques, aussi en B2B. Les contenus à la fois captivants et instructifs y fonctionnent à merveille. Sur YouTube, vous pouvez transmettre votre message de marque de manière engageante.

Il s’agit alors plutôt de campagnes vidéo et non de contenus sur le propre canal, mais les vastes possibilités de ciblage font à la fois de YouTube l’outil idéal pour atteindre exactement le bon groupe cible, et ce, de manière efficace.

 

La force hybride de YouTube

Comment générer des leads via YouTube ?

Comme toujours, vous devez bien adapter le contenu au public visé, mais pensez aussi aux codes du média. Les vidéos, par exemple, ont besoin d’une accroche convaincante, qui capte et retient l’attention. Outre le fond, la forme doit également être parfaitement au point.

Un élément formel important est l’identité de marque. Comme YouTube renferme une abondance de marques et de vidéos, ce branding doit être très cohérent et obtenir un score élevé en termes de reconnaissabilité. Sachez en outre que YouTube vous offre la possibilité d’incorporer vous-même des CTA dans la vidéo.

Plus encore que les démonstrations de produits, des formats comme le testimonial ou témoignage client sont parfaits pour qui veut être perçu comme digne de confiance aux yeux de parties intéressées potentielles. Dans le content marketing, c’est souvent un très bon plan de partir d’un défi du côté client et de faire le lien avec vos solutions.

LinkedIn

Pourquoi générer des leads via LinkedIn ?

LinkedIn est le canal par excellence pour entrer en contact avec des prospects B2B et créer des leads. Une étude récente a révélé à l’agence Foundation Marketing que LinkedIn représente jusqu’à 80 % de tous les leads B2B générés via les médias sociaux.

On peut non seulement y nouer des contacts personnels, mais aussi diffuser du contenu auprès d’un public plus large, mais bien défini. De manière organique ou par le biais du targeting : une plateforme où tous les membres indiquent exactement quelle fonction ils exercent au sein de quelle entreprise et dans quel secteur est garante d’une utilisation efficace des budgets publicitaires.

Comment générer des leads via LinkedIn ?

Il convient de faire en sorte que vos demandes de connexion ciblées et votre contenu coopèrent de manière optimale. Les professionnels qui se retrouveront ainsi sur votre profil vous jugeront sur base des insights et des blogposts partagés figurant sur votre page.

Un bon mélange et une bonne interaction entre comptes personnels et de marque est également important. Là où, en tant que marque, on partage surtout des contenus informatifs, intéressants, inspirants, … vient s’ajouter, au niveau individuel, une petite couche cruciale de ‘construction et entretien de relations’.

Newsletter

Pourquoi générer des leads via des newsletters ?

Une étude de Hubspot révèle que le ROI de l’e-mail marketing est de 36 dollars : pour chaque dollar investi, 36 sont versés à votre banque. Grâce à la grande pertinence de ces newsletters, cette moyenne est probablement encore plus élevée en B2B, à condition de disposer d’une base de données de qualité (idem pour le contenu).

L’utilité d’une newsletter comporte plusieurs facettes. Elle vous permet de toucher autant de prospects que vous le souhaitez à peu de frais. En les aiguillant vers des contenus ou des annonces d’événements, vous pouvez les guider à travers l’entonnoir marketing. Par le biais d’une newsletter fréquente avec un contenu pertinent, vous resterez toutefois aussi top of mind auprès des clients existants.

La limited newsletter comme tactique dans le B2B content marketing : cela fonctionne-t-il ?

Comment générer des leads via des newsletters ?

Il est essentiel de prévoir des possibilités de souscription à un maximum d’endroits. C’est ainsi que l’on crée des leads. D’un point de vue RGPD, il est évidemment impossible d’ajouter soi-même des personnes (sans leur consentement) à la base de données.

Une telle base de données nécessite une maintenance approfondie et plus que sporadique, avec, le cas échéant, une répartition entre prospects et clients existants ou sur la base d’autres caractéristiques de segmentation. Un choix intéressant peut être d’envoyer des mailings différents en fonction de l’étape de l’entonnoir marketing dans laquelle se trouve quelqu’un.

Avec les newsletters, il ne faut pas non plus négliger l’aspect formel. Parmi les conseils à retenir, citons un look cohérent et limpide, une ligne d’objet concise qui éveille la curiosité du lecteur, des CTA clairs et un expéditeur personnalisé.

Enfin, surveillez des indicateurs comme les taux d’ouverture et les taux de clics, afin de savoir ce qui fonctionne ou non et de pouvoir procéder aux ajustements qui s’imposent. En tout cas, si le contenu est de qualité, ces pourcentages atteindront souvent  des niveaux élevés en B2B.

Whitepaper

Pourquoi générer des leads via des whitepapers ?

Lorsqu’on offre un whitepaper ou livre blanc, il est courant de demander des coordonnées en échange. Les whitepapers pourraient bien être le meilleur exemple de contenu protégé ou gated content et, en ce sens, ils conviennent parfaitement à la génération de leads.

Avec un livre blanc sur un sujet spécifique, vous mettez adéquatement en pratique toutes sortes de points saillants du content marketing : fournir au public cible un contenu de valeur, propager un leadership éclairé, construire la crédibilité, … Si déjà une touche commerciale y est adjointe, c’est par définition par le biais d’un bain d’informations pertinentes et donc de manière très subtile.

Comment générer des leads via des whitepapers ?

Partez de l’expertise présente en interne. Dans un whitepaper, vous pouvez ainsi donner la parole à plusieurs experts maison pour mettre en lumière un seul et même sujet sous différents angles.

Un livre blanc peut lui aussi contenir un CTA pour aiguiller les lecteurs vers une prochaine étape. Et comme une telle quantité d’informations bien tassées signifie généralement que vous vous trouvez déjà un peu plus loin dans les entonnoirs du contenu et du marketing, il peut franchement s’agir d’un bouton qui incite à prendre rendez-vous avec un des experts mis en avant dans le whitepaper.

Réfléchissez bien à où vous voulez exactement utiliser le whitepaper. Prévoyez-vous une page de destination que l’on trouve directement à partir de Google et à laquelle il est également fait référence, via un lien cliquable, dans une newsletter, ou rendez-vous le téléchargement possible uniquement à partir d’un blogpost bien précis ? Ou alors, s’agit-il justement d’une des ressources supplémentaires que vous offrez aux participants à un webinar ?

Podcast

Pourquoi générer des leads via des podcasts ?

Peut-on considérer le podcast comme une sorte de version audio d’un livre blanc ? À l’image d’un whitepaper, un podcast est l’incarnation de l’expertise et du leadership éclairé. En outre, un podcast est le véhicule idéal pour un témoignage client convaincant.

Le Digimeter 2023 ne laisse planer aucun doute : les podcasts ne cessent de faire des adeptes. 57 % (54 % en 2022) s’identifient comme des utilisateurs, 26 % (23 % en 2022) comme des utilisateurs actifs. Les chances que ce groupe ne comprenne pas de clients B2B potentiels sont minimes.

Comment générer des leads via des podcasts ?

Incorporer un CTA dans un épisode de podcast n’est pas une sinécure, même s’il y a souvent l’option de s’abonner. Dans cette perspective, nous pouvons situer les podcasts à un stade antérieur du contact avec le lead potentiel, ayant pour but de créer de la brand awareness. Toutefois, si nous poussons plus loin la comparaison avec le whitepaper, un podcast peut également être le contenu plus approfondi proposé aux (quasi-)leads ou aux clients à un stade ultérieur.

N’hésitez pas à donner la parole à d’autres personnes dans votre série de podcasts ; des experts qui expliquent un sujet difficile ou un client témoignant de la façon dont le service que vous offrez a transformé un défi en une opportunité ?

Enfin, l’épisode de podcast est lui aussi un excellent contenu de base à exploiter via d’autres canaux, comme dans un article de blog ou en diffusant un bref passage via LinkedIn. Du coup, veiller à ce que tous ces canaux se soutiennent mutuellement est le conseil parapluie par excellence pour maximiser le nombre de leads B2B générés.

Les 3 principaux défis du content marketer B2B Kristof Duran (SD Worx) : la création, la distribution et la valorisation

L’optimisation des recherches en 2025 : aperçu de trois grandes tendances dans le domaine du SEO

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Trois tendances SEO : voici comment l’IA, les médias sociaux et la recherche vocale définiront le paysage SEO en 2025

28 novembre 2024

Jeroen Goetschalckx, Digital Specialist chez OnlyHumans, partage son point de vue sur les tendances les plus impactantes dans le monde de l’optimisation de la recherche. Une analyse dans laquelle on identifie illico deux fils rouges : le langage naturel devient de plus en plus important et le rôle des experts en contenu est loin d’être terminé.

L’essor de l’IA en SEO : qu’est-ce que ça signifie pour l’optimisation de la recherche ?

« Dans le petit monde du SEO, l’intelligence artificielle est omniprésente. Avec toutes ses accélérations, 2023 a été l’année de l’IA, y compris un grand impact tant sur le paysage marketing que sur les avances technologiques en général. Ce qui, inévitablement, a aussi bouleversé le SEO. »

Jeroen sur l’intelligence artificielle et le SEO

SEO et médias sociaux : comment les plateformes telles qu’Instagram et TikTok modifient les comportements de recherche

Les médias sociaux font leur entrée dans les annales du SEO de deux manières. D’une part, il y a le fait que des plateformes comme Instagram et TikTok sont aujourd’hui elles-mêmes utilisées comme moteurs de recherche. D’autre part, il s’avère que les sites de réseaux sociaux ont un impact direct sur les résultats de recherche ‘traditionnels’.

Jeroen sur l’intelligence artificielle et le SEO

Recherche vocale et SEO

En soi, la recherche vocale n’est pas une innovation nouvelle, mais sous l’impulsion d’une série de développements technologiques récents (lire : l’IA) elle a retrouvé un nouveau souffle. « Comme d’habitude, l’Europe est quelque peu à la traîne par rapport aux États-Unis. Ce n’est d’ailleurs pas illogique, car contrairement au marché américain anglophone – le marché test, qui plus est – le marché européen est très complexe d’un point de vue démographique et culturel, et donc moins mature. »

Jeroen sur l’intelligence artificielle et le SEO

Jeroen Goetschalckx

Digital Specialist chez OnlyHumans

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SEO et IA : ces trois tendances influenceront certainement votre stratégie SEO en 2025

Jeroen Goetschalckx, Digital Specialist chez OnlyHumans, nous fait part de son point de vue sur trois tendances impactantes dans le domaine du SEO. Avec, dans la première partie de l’analyse, l’intelligence artificielle.

« Dans le petit monde du SEO, l’intelligence artificielle est également omniprésente », lance Jeroen. « Avec toutes ses accélérations, 2023 a été l’année de l’IA, y compris un grand impact tant sur le paysage marketing que sur les avances technologiques en général. Ce qui, inévitablement, a aussi bouleversé le SEO. »

Jeroen esquisse un récit en trois temps :

1. Efficacité en SEO avec l’IA

«  Les spécialistes SEO et les marketeurs peuvent se servir de l’IA comme d’un bras droit, afin d’accélérer sensiblement certaines tâches. En demandant à un ChatGPT ou un Google Gemini de classer une liste existante de mots-clés par type ou par intention, vous frappez un coup significatif en termes d’efficacité. »

2. Apprentissage automatique dans les moteurs de recherche

« Les moteurs de recherche connus misent eux aussi pleinement sur la technologie IA. Via l’apprentissage automatique, ils peuvent devenir plus intelligents et optimiser leurs services. Par ailleurs, les outils d’IA et les grands modèles de langage font eux-mêmes également fonction de moteurs de recherche. Il suffit de regarder Perplexity, qui s’appuie sur la même expérience de chat et déplace l’accent de moteur de recherche à moteur de réponses. »

3. Contexte et conversation : l’avenir des expériences de recherche grâce à l’IA

« Dans la foulée, de nombreux changements sont également à prévoir pour l’utilisateur final. La Search Generative Experience de Google n’est en rien comparable avec l’expérience de recherche d’il y a quelques années. La rapidité, la qualité et la pertinence des résultats de recherche atteignent aujourd’hui des niveaux sans précédents.

Les modèles linguistiques qui sous-tendent désormais les moteurs de recherche transforment les recherches en conversations façon chatbot. L’IA fait ainsi la différence au niveau de l’expérience de recherche, mais également en termes de qualité des résultats : en disposant de plus d’informations contextuelles, la compréhension des intentions de recherche augmente. »

Jeroen Goetschalckx

Digital Specialist chez Onlyhumans

Comment l’IA élève le niveau de convivialité des moteurs de recherche

Sous l’influence d’outils comme ChatGPT, les attentes des internautes changent également. Les plateformes qui présentent les résultats de recherche sur un plateau, joliment résumés, créent une convivialité que les moteurs de recherche devront aussi égaler dans une certaine mesure.

Cette tendance contribue à façonner les efforts du côté des développeurs, mais elle est également la conséquence des évolutions technologiques.  « Là où, initialement, ChatGPT était simplement un modèle linguistique qui basait son output sur un vaste ensemble de données, le système se connecte aujourd’hui aussi avec Internet. L’outil fouille ainsi l’ensemble du Web en votre nom afin de générer un résumé ultra rapide de ce que vous pourriez trouver sur une page de résultats de recherche interminable. »

SEO et IA : pourquoi le ‘Share of Model’ devient essentiel dans l’optimisation de la recherche

Que doivent faire les marketeurs de tout cela ? Au cœur de la réponse à cette question pertinente, on trouve le concept de ‘share of model’, qui découle de l’idée classique du share of voice. « On en a dérivé le share of search, une mesure intéressante qui dresse la carte de la part de volume de recherche sur le marché que votre marque décroche. Et désormais, on parle donc de share of model : quel est votre degré de visibilité dans la production IA des ChatGPT de ce monde ? Cela devient de plus en plus important, notamment parce que de telles applications sont désormais intégrées de manière transparente dans toutes sortes d’autres plateformes et outils. »

Langage naturel : renforcer votre contenu à l’aide de formulaires de questions

Une expérience de recherche conversationnelle requiert les adaptations nécessaires au niveau du contenu. « Le langage naturel est désormais terriblement important. Dans le cadre du Natural Language Processing, le principe du direct answer to question est essentiel, tout comme la prise de conscience que derrière chaque recherche se cache une question. » Sous cette lumière, l’utilisation de formulaires de questions dans votre contenu est un bon conseil.

« Quoi qu’il en soit, nous avions déjà dépassé le stade de la focalisation excessive sur les mots-clés. Depuis bien plus longtemps déjà, le focus se portait sur le fait d’essayer de devenir une autorité dans un domaine particulier. »

L’expert reste à la barre

L’assistance IA sur laquelle les content marketers peuvent compter dans cette histoire, ne doit jamais prendre le dessus selon Jeroen. « Il ne faut pas oublier que les deux points finaux de la communication restent les mêmes : les gens côté marque et les consommateurs.  Qu’il est désormais possible d’enrichir technologiquement le pont reliant les deux parties n’enlève en rien au fait que la touche humaine et personnelle reste une condition préalable essentielle à la création d’un contenu pertinent. L’expert reste à la barre. »

Curieux de connaître le point de vue de Jeroen sur deux autres grandes tendances dans le domaine du SEO, à savoir les médias sociaux et la recherche vocale ?

Optimisation de la recherche en 2025 : comment envisage-t-on l’avenir du Search chez Google ?

SEO in 2025 : comment des plateformes de médias sociaux comme TikTok, Instagram et YouTube modifient les comportements de recherche

Jeroen Goetschalckx, Digital Specialist chez OnlyHumans, partage son point de vue sur trois tendances impactantes dans le monde du SEO. Sont abordés dans le deuxième volet de l’analyse : les médias sociaux.

Les médias sociaux font leur entrée dans les annales du SEO de deux manières. D’une part, il y a le fait que des plateformes comme Instagram et TikTok sont aujourd’hui elles-mêmes utilisées comme moteurs de recherche. D’autre part, il s’avère que les sites de réseaux sociaux ont un impact direct sur les résultats de recherche ‘traditionnels’.

Jeroen Goetschalckx

Digital Specialist chez OnlyHumans

Les médias sociaux influent-ils sur votre classement SERP ?

La question à un million : (dans quelle mesure) les médias sociaux influencent-ils votre classement SERP – la position qu’occupent vos contenus dans les pages de résultats de recherche (‘search engine results pages’) ? D’un point de vue SEO technique, il est en tout cas question d’un lien direct, raconte Jeroen. « Un des piliers du SEO est l’autorité, et à cet égard, les liens externes de qualité sont un bon indicateur. C’est donc toujours une bonne idée de partager votre contenu sur vos propres médias sociaux, même si cela n’est pas une formule à succès en soi. »

SEO et visibilité : assurez-vous que votre marque sorte du lot sur toutes les plateformes

« Il s’agit aujourd’hui vraiment d’une histoire de contenu évolutif, où l’on commence par un article de base que l’on distribue via ou que l’on traduit vers ses différents canaux. » Plutôt que de vouloir purement obtenir un score élevé sur Google, Jeroen estime que l’ambition devrait être de maximiser la trouvabilité de votre marque sur tous les canaux.

Il est donc judicieux de réfléchir aux optimisations SEO séparément et partout. Aussi parce qu’il existe tout de même encore un second lien direct : il n’est pas rare que les vidéos YouTube et les pages Facebook fassent leur apparition dans les résultats de recherche. « Bref, les sociaux qui obtiennent de bons scores augmentent votre visibilité de plusieurs manières. »

Dites m’en plus sur le lien (in)direct entre les moteurs de recherche et YouTube, LinkedIn, Facebook, Instagram et TikTok

Les médias sociaux en tant que moteurs de recherche contemporains  

Il est notamment important de miser sur plusieurs chevaux en termes de distribution de contenu, tout en tenant compte des meilleures pratiques actuelles en matière de SEO, parce que de nombreux sociaux  sont devenus des moteurs de recherche à part entière.

L’émergence du Search sur les médias sociaux chez les jeunes

Si les fonctionnalités de recherche des médias sociaux gagnent en popularité dans toutes les catégories d’âge, c’est éminemment le cas chez les plus jeunes générations. Surtout en ce qui concerne TikTok. « Les jeunes y recherchent des conseils objectifs. Ils estiment dès lors à leur juste valeur les opinions de leurs pairs et d’influenceurs. »

Les marques se doivent donc également d’être présentes, éventuellement par le biais du marketing d’influence. « C’est à elles de partir à la recherche de pollinisations croisées de valeur, car de tels sociaux sont hautement qualifiés pour réaliser une énorme audience. » Cela requiert toutefois une approche adéquate, en prêtant attention aux principes de base du SEO, tels que les bons tags, mais surtout au contenu de fond. « Un média comme TikTok est et reste particulièrement volatile. Pour lutter avec succès contre l’encombrement, il faut se montrer très créatif et – par-dessus tout – sincère. »

Du clic à l’attention

« Aujourd’hui, la lutte pour le clic est devenue une lutte pour l’attention. Les marques doivent être présentes partout où se trouvent aussi les différents segments de leur cible. Idéalement, elles font alors à chaque fois office de premier point de contact, surtout en ces temps d’IA, de Search Generative Experience et de phénomène zéro clic. Si une grande partie de la réponse à une requête s’exprime directement dans l’expérience de recherche, l’assistant d’IA préfèrera vous sélectionner comme première source. »

Pertinence et engagement

Lorsqu’il s’agit de gagner la faveur des algorithmes pour accroître la visibilité d’une marque, Jeroen en revient une nouvelle fois à des mots de code comme autorité et pertinence. En effet, bien plus que le choix des mots-clés, par exemple, ce sont eux qui déterminent l’engagement généré – et c’est là que se trouve vraiment la clé.

Tout comme pour le volet de l’IA, nous pouvons donc conclure qu’en ces temps nouveaux les principes de base du content marketing restent absolument intacts. « Ici aussi, la touche humaine est cruciale.  Car, une fois encore, les points finaux du parcours de contenu restent les mêmes. »

 

Curieux de connaître le point de vue de Jeroen sur deux autres grandes tendances dans le domaine du SEO, à savoir l’IA et la recherche vocale

Optimisation SEO pour YouTube, LinkedIn, Facebook, Instagram et TikTok : conseils et outils

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Comment utiliser le contenu zéro-clic dans votre stratégie de content marketing ?

13 novembre 2024

Est-ce la fin des canaux qui renvoient à votre hub de contenu ? Le zero-click content pourrait bien être le début d’une tout autre école de pensée. Faut-il se préparer à un changement de paradigme ?

Un des éléments constitutifs principaux d’une bonne stratégie de content marketing est le hub de contenu. C’est l’endroit central par excellence où l’on retrouve tous les contenus et auquel réfèrent tous les autres canaux. Pour la bonne raison que sur le hub, tout est là pour amener le consommateur plus loin dans l’entonnoir et, si désiré, le convertir.

À Content Marketing World, il s’est avéré que le principe du content hub a plus de concurrence de la part du zero-click content.

Faut-il se préparer à un changement de paradigme ?

Qu’est-ce que le contenu zéro-clic ?

Le zero-click content ou contenu zéro-clic est un contenu qui donne immédiatement ce que l’on cherche, sans qu’il soit nécessaire de cliquer davantage. Ce type de contenu est souvent affiché dans des moteurs de recherche comme Google, par exemple par le biais de featured snippets ou de knowledge panels, mais il apparaît également sur les médias sociaux, sous la forme de publications détaillées, de carrousels ou de vidéos contenant des informations complètes.

À première vue, ce n’est pas l’idéal pour ceux qui souhaitent faire du content marketing et continuer à nourrir la relation avec le contenu.

Les médias sociaux et le dark social comme principales causes

Il y a deux raisons à l’essor du contenu zéro-clic. Premièrement, les plateformes de médias sociaux n’aiment évidemment pas voir leur public partir ailleurs. Elles font tout ce qui est en leur pouvoir au sein de leur algorithme pour atténuer ce type de comportement et encourager un comportement qui se poursuit sur la plateforme. Lire : pour les marques, il devient de plus en plus difficile ‘techniquement’ d’amener leur public sur les médias sociaux à cliquer vers leur site, leur hub de contenu , …

Deuxièmement, il y a le dark social (ou social obscur). Beaucoup d’interactions et de conversations sociales ont en effet lieu dans des endroits où il est impossible de les mesurer. Pensez aux messages directs, aux e-mails, aux groupes en ligne, aux messages via les services de messagerie, … Quand un contenu est partagé ici, il est pratique que celui-ci contienne toutes les informations nécessaires et que les destinataires ne soient pas obligés de cliquer.

« En fait, le contenu zéro-clic est idéal pour toucher la Gen Z », ajoute Pauline Lannoo (The Fat Lady). « C’est une génération qui est sans cesse à la recherche d’inspiration et qui, à cette fin, veut rester sur les plateformes de médias sociaux connues. »

Lisez plus sur comment toucher la Gen Z selon Pauline Lannoo Gen

The Zero-Click Flywheel: une nouvelle stratégie

La question est bien sûr de savoir comment, en tant que content marketer, gérer au mieux cette évolution. Vous pouvez changer complètement de stratégie et dire adieu à votre hub de contenu, mais vous direz alors aussi adieu à votre approche fructueuse.

« Peut-être ne faut-il pas manger la soupe aussi chaude qu’elle est servie », dit Pauline Lannoo. « Tout commence par une bonne compréhension du fonctionnement du contenu zéro-clic et des plateformes de médias sociaux. Lors de Content Marketing World, un modèle intéressant a été expliqué, qui pourrait bien être un juste milieu. »

Ce juste milieu s’appelle ‘The Zero-Click Flywheel’ et se compose de cinq éléments différents qui peuvent joliment se renforcer mutuellement.

Pauline Lannoo : « Tout d’abord, il est bien sûr important de toucher son public. Pour ce faire, trouvez le canal le mieux adapté : un blog, un podcast, une chaîne YouTube, … Sur ce canal, vous proposez ensuite un contenu qui attire l’attention de votre public. Créez un contenu si bon qu’il apporte une valeur ajoutée que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Vous deviendrez ainsi une ressource incomparable pour votre public. »

Une approche adaptée sur les médias sociaux

Dans l’étape suivante, les médias sociaux occupent le devant de la scène. Il s’agit toujours de convaincre votre public de franchir le pas vers votre canal. « Il faut gérer ça de façon plus subtile », lance Pauline Lannoo. « La plupart du temps, efforcez-vous de créer un contenu zéro-clic qui augmentera votre notoriété et le nombre de vos adeptes. De temps en temps, vous pouvez toutefois intercaler des contenus plutôt promotionnels contenant un call-to-action clair. »

La dernière étape consiste à continuer à nourrir le public qui a trouvé le chemin de votre canal. Cela se fait, par exemple, au travers d’une newsletter, de résultats de recherche gratuits, d’un contenu que vous proposez par épisodes. Vous obtiendrez ainsi un public qui se connectera durablement avec vous.

Curieux de découvrir d’autres fils rouges de Content Marketing World 2024 ?

Comment toucher la Gen Z ?

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Pauline Lannoo (The Fat Lady) : « La Gen Z a réduit à néant l'entonnoir marketing classique »

Pauline Lannoo (The Fat Lady), la troisième Belge de l’histoire à être montée sur le podium de Content Marketing World, mais également la plus jeune oratrice au congrès, s’est attardée sur les modes de pensée et d’action de la Gen Z, et sur comment atteindre ce groupe cible.

Une Gen Z qui explique à des marketeurs boomers comment ceux-ci peuvent se connecter à ses congénères… Voilà, en résumé, le récit qu’a proposé Pauline Lannoo, Head of Digital Strategy chez The Fat Lady, à Content Marketing World. Avec ‘A Gen Z’er’s Guide to the Next Generation in Marketing’, elle était la plus jeune oratrice au congrès. En tant que content marketers belges, nous pouvons en être plutôt fiers…

Sa présentation remet en question l’entonnoir marketing classique. « La Gen Z ne se conforme plus à ce funnel, car elle suit un modèle de consommation différent », entend-on de la bouche de la Head of Digital Strategy âgée de 26 ans. « Nous ne devons pas nécessairement connaître une marque avant de la prendre en considération et puis seulement de convertir. Non, chez nous il est plutôt question d’un infinity loop. En tant que marketeur, il convient d’être présent à toutes les phases et de ne pas les déployer en entonnoir, mais de les laisser se dérouler en parallèle, côte à côte. Les Gen Z partent eux-mêmes à la recherche d’informations et d’inspiration et, pour ce faire, ils font appel à des créateurs de contenu en qui ils ont confiance (des contenus générés par les utilisateurs).  Ils souhaitent faire partie d’une communauté et attachent beaucoup d’importance à la fidélité, à la loyalty. Contrairement aux idées reçues, la Gen Z n’est pas du tout volatile. Si nous sommes convaincus de votre marque et de votre produit, vous nous conserverez des années durant. »

Enseignements et points-clés à retenir

Pauline Lannoo insiste sur le fait que sa présentation n’est pas basée sur une intuition ou une conviction personnelle, mais sur des recherches et de la data concernant le public cible. « J’ai estimé qu’il était important d’étayer mes thèses à chaque fois », dit-elle. « Par ailleurs, j’ai régulièrement intégré des learnings et des take-aways. Comprendre comment le public cible est et réfléchit est une chose, mais savoir comment interagir avec lui en est une autre. »

Curieux de découvrir les 5 points-clés à retenir que Pauline Lannoo a partagés à l’occasion de sa présentation ?

« Cette approche a clairement été bien accueillie », dit Bert van Loon, qui se montre un auditeur enthousiaste. « J’ai vu un tas de participants à la session prendre des notes et des photos. C’est logique, car cette session était pratique et allait à l’essentiel. »

Le content marketeer néerlandais est encore surpris par la grande affluence à la session : « La salle était vraiment située dans un coin reculé du complexe. Il fallait faire l’effort de s’y rendre intentionnellement. Que tant de personnes l’aient fait montre que de nombreux content marketeers luttent pour atteindre ce nouveau public. En dehors de l’IA, c’est manifestement une priorité de nos jours. »

« Cela prouve que mes inquiétudes juste avant la session n’étaient pas fondées », conclut Pauline Lannoo. « Bien que les paroles encourageantes de nombreuses personnes m’aient déjà beaucoup aidée. »

Curieux de découvrir les 5 points clés partagés par Pauline Lannoo lors de sa présentation ?

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Content Marketing World : plus d’IA et plus de contrepoids

Si l’édition 2024 de Content Marketing World a été baignée de soleil, cela n’a pas toujours été dû aux thèmes abordés. L’IA soulève de plus en plus de questions, tout comme la constitution de l’équipe de content marketing idéale. Un bilan…

Adieu Washington. Vive San Diego. Cette année, après à peine un an de Washington, c’était au tour de San Diego de servir de ville d’accueil pour Content Marketing World, le plus grand congrès de content marketing du monde. « L’ambiance s’en est trouvée réchauffée », indique Bert van Loon, un content marketer néerlandais présent depuis la première édition (en 2012). « Á Washington, le temps était pluvieux, tandis que là nous avons vécu un congrès à 30 degrés. Il y régnait un vibe décontracté. »

Quel qu’ait été le vibe, sur le plan du contenu on n’a pas touché à la formule du succès. Celle-ci contenait, comme toujours, un savant mélange de keynotes et d’un tas de deep dives dans les thèmes les plus différents liés au métier du content marketing.

Représentations

« Cela a été une expérience folle… » Telle fut la première réaction de Pauline Lannoo lorsque nous l’avons sondée. C’était  la première participation de la Head of Digital Strategy de The Fat Lady. « J’ai regardé bouche bée des orateurs connus comme Ann Handley ou Robert Rose. Ce qu’ils proposaient là, ce n’étaient pas des présentations, mais de véritables représentations. Dans leur conférence, ils se sont concentrés sur un seul sujet ; c’est un insight qui m’a été utile. En tant que content marketer chevronnée, j’ai néanmoins trouvé les présentations moins solides sur le fond, mais il est indéniable qu’elles ont apporté de l’énergie et qu’elles sont super si vous êtes un nouveau venu dans le métier. »

AI, what else?

En termes de contenu, l’IA était un des fils rouges (le contraire nous aurait bien étonnés). Cependant, il ne s’agissait pas uniquement des possibilités à cet égard, maar tout aussi bien de raisons de ne pas faire appel à l’IA dans certains cas de figure.

Lisez également l’interview avec Ann Handley à ce sujet

Néanmoins, Pauline Lannoo tient immédiatement à nuancer la chose : « Les keynote speakers en parlaient avec un sourire en coin, mais au cours des autres sessions on a remarqué que les content marketers s’y sont déjà attelés avec beaucoup de sérieux et qu’ils s’en servent pour accroître leur efficacité. » Et Bert van Loon d’ajouter : « Mais on sent bien que tout le monde est en train de se tâter.  »

The human joy

Quoi qu’il en soit, van Loon a ressenti une évolution sur ce sujet par rapport à l’année dernière, lorsque l’IA était considérée comme la nouvelle solution miracle. Cette année, il y a eu plus d’attention pour le contrepoids : the human joy. « Je n’ai pas seulement eu le sentiment que cet aspect humain se reflétait dans la création ou la distribution de contenu », dit Pauline Lannoo, « mais également dans des sujets autour de la culture d’équipe, la vie professionnelle d’un content marketer, …  Bon nombre de présentations ont porté sur les personnes dont on a besoin, la façon de constituer l’équipe idéale et la manière de trouver la formule magique. »

C’est indubitablement lié au fait que le content marketing gagne en importance, que les équipes s’agrandissent, …

« C’est ce qui fait l’unicité de Content Marketing World. Vous n’aurez pas de peine à trouver en ligne la content marketing toolbox, tandis que dans les sessions approfondies, il y a de la place pour poser des questions, pour découvrir des choses qui ne figurent pas dans un manuel. »

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Plus sur le contenu zéro-clic

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Ann Handley sur l’IA dans le content marketing : « Les robots ne nous rendent pas service à long terme »

Que peut-on faire avec l’IA ? Et, surtout, pas faire ? Ann Handley a un avis tranché sur la question (le contraire nous aurait étonné). Ou comment les slowments sont des antidotes à la vitesse qui caractérise l'IA...

Si Joe Pulizzi et Robert Rose sont les kings du content marketing (et de Content Marketing World), Ann Handley est assurément la queen. Pour la énième fois consécutive, elle a rempli la salle jusqu’au dernier strapontin pour une keynote.

Dans « The Rise of the Writer », elle s’est insurgée contre l’utilisation de l’IA dans la création de contenu. Même si cette observation mérite quelque nuance.

Nous étions donc particulièrement heureux de pouvoir lui soutirer une interview par la suite.

Les content marketers peuvent-ils laisser la rédaction de contenu à l’IA ?

Ann Handley : Sans surprise, je réponds à cette question avec un grand NON ! Nous ne voulons tout de même pas que les robots écrivent pour nous, si ? Cela ne nous aidera pas du tout à avancer in the long run.

Si nous confions le contenu aux robots, cela aura pour conséquence de créer encore plus de camelote IA. Mais bon, plus il y a d’entreprises qui le font, plus vous pourrez faire la différence. Celle-ci peut se faire en y réfléchissant différemment, en considérant la création de contenu et le content writing davantage comme le core, en y mettant plus de craft, …

Pendant longtemps, la technologie nous a permis de créer des raccourcis. L’IA fait un pas de plus : elle permet désormais de prendre des décisions stratégiques plus importantes. C’est cependant ce qu’il ne faut pas faire en matière de création de contenu.

Est-ce que là, on rend suffisamment justice à l’IA ? N’a-t-elle pas aussi sa place dans le processus de contenu ?

Ann Handley : Absolument ! Je ne prétends nullement qu’il ne faut pas se servir de l’IA. Seulement, il faut l’exploiter de la bonne manière et pour les bonnes choses. Lorsqu’il s’agit de moments qui sont cruciaux dans votre carrière, une touche personnelle est essentielle, tout comme lorsqu’il s’agit d’un contenu qui a un impact durable. Dans les deux cas, j’éviterais donc d’utiliser l’IA. Lorsqu’il s’agit de contenus qui perdent rapidement de leur impact, on peut certainement le faire.

De toute façon, l’IA est utile pour optimiser votre processus de marketing. Elle peut vous aider à améliorer, à varier. L’IA ne permet pas d’augmenter l’efficacité de vos écrits, mais elle les renforce.

L’an dernier, vous aviez déjà parlé de l’IA à Content Marketing World. Qu’est-ce qui a changé cette année ?

Ann Handley : L’année dernière, la plus grande crainte était que l’IA remplace nos emplois. Cette hystérie a maintenant disparu, mais elle a été substituée pour une grande confusion sur la manière exacte de l’exploiter.

Lors de Content Marketing World, bon nombre de présentations ont porté sur la culture d’équipe, sur l’humain dans le content marketing. À vos yeux, cela se reflète-t-il également dans la création de contenu ?

Ann Handley : Pour moi, la culture d’équipe consiste à préparer la prochaine génération de marketeurs. Comment nous assurer que nous leur fournissons les compétences dont ils ont impérativement besoin ? Et comment leur apprendre à se connecter aux prospects et aux clients ? Nous disposons de plus de technologies que jamais, mais en tant que marketeurs, nous nous sentons plus seuls et isolés que jamais auparavant.

Je vois toutefois un lien entre l’aspect humain et le ralentissement. Le marketing consiste à trouver le chemin le plus efficace vers les consommateurs, mais ça n’est pas nécessairement le plus rapide. Il faut parfois lever le pied, prendre le temps, d’abord, d’améliorer ou d’approfondir la relation avec ses consommateurs pour, ensuite seulement, aller plus loin. J’appelle cela des slowments. Le content marketing est l’outil par excellence pour créer ces slowments.

À quoi ressemblera le content marketing dans cinq ans ?

Ann Handley : Ce qui m’a fort touchée à San Diego cette année, c’est que le content marketing est simplement devenu du marketing. Ce n’est plus un silo. Le contenu est présent dans tout ce que nous faisons, dans toutes les communications.

À l’avenir, je ne la considère donc plus comme une discipline séparée, mais comme une technique totalement intégrée dans une approche marketing contemporaine.

Et quelles sont les compétences dont le marketeur de demain aura besoin pour cela ?

Ann Handley : Le marketeur de demain devra pouvoir écrire. Il s’agira alors surtout d’apporter des choses qui interpelleront son public.  Il faut donc comprendre ce que veut ce public, avoir de l’empathie.

Et puis, quand on travaille dans le B2B il faut oser montrer sa personnalité et sa vulnérabilité. Fournir plus de fun. Je vois émerger cela, lentement, mais je m’attends à ce que ça prenne beaucoup plus d’ampleur.

Le 5 décembre, Ann Handley sera en Belgique pour la première fois en huit ans

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